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TMS en entreprise : les chiffres officiels 2024 et ce que l’inaction coûte vraiment

Coût des TMS en entreprise et statistiques de prévention en manutention

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Les troubles musculo-squelettiques ne sont pas seulement un problème de santé pour vos salariés. Ce sont des pertes financières directes et indirectes que peu de dirigeants de petites entreprises ont chiffrées avec précision. Les données officielles publiées par l’Assurance Maladie et l’INRS en 2024 permettent de mettre un montant sur ce risque, et de comparer ce coût à celui d’un investissement préventif comme un diable électrique monte-escalier. Les chiffres sont sans appel.

Les TMS en France en 2024 : une progression qui ne ralentit pas

Les troubles musculo-squelettiques constituent la première maladie professionnelle reconnue en France, devant toutes les autres catégories de pathologies d’origine professionnelle. Ce n’est pas une nouveauté, mais leur progression l’est : les données 2024 de l’Assurance Maladie indiquent une hausse de 6,7 % des cas reconnus entre 2023 et 2024.

88 %

des maladies professionnelles reconnues en France sont des TMS

Source : Ameli, 2024

42 300

nouveaux cas de TMS reconnus en 2024, soit +8 % par rapport à 2023

Source : StopTMS, d’après données Assurance Maladie 2024

Cette progression touche tous les secteurs d’activité, mais certains sont structurellement plus exposés : le transport et la logistique, le bâtiment, le déménagement, la livraison et les métiers de service à domicile. Ces secteurs concentrent les tâches de manutention manuelle répétée qui sont le principal facteur déclenchant des TMS.

La manutention manuelle, premier déclencheur de TMS en France

Le lien entre manutention manuelle et TMS est documenté de façon précise par l’Assurance Maladie. Les données 2024 établissent clairement la hiérarchie des risques.

50 %

des accidents du travail sont liés à des manutentions manuelles

Source : Ameli, 2024

1 accident sur 3

lié à la manutention manuelle concerne le dos (lombalgie)

Source : Ameli, 2024

Pour les professionnels qui transportent des charges lourdes dans des escaliers, livreurs, déménageurs, plombiers-chauffagistes, techniciens du bâtiment, ces chiffres ne sont pas abstraits. Chaque montée manuelle d’un lave-linge, d’une chaudière ou d’un réfrigérateur dans un escalier sans ascenseur représente une exposition concrète au risque statistiquement le plus fréquent de manutention.

La lombalgie, en particulier, est reconnue comme la première cause d’inaptitude au travail avant 45 ans selon l’Assurance Maladie. Pour un artisan indépendant ou un chef d’équipe de livraison, une inaptitude à 40 ans représente une catastrophe à la fois professionnelle et personnelle dont le coût dépasse de très loin celui de n’importe quel équipement de prévention.

Ce qu’un seul cas de TMS coûte concrètement à votre entreprise

Le coût d’un TMS reconnu est rarement calculé de façon précise par les petites entreprises. Pourtant, les données disponibles permettent d’établir un ordre de grandeur qui change la façon dont on regarde l’investissement dans la prévention.

73 jours

durée moyenne d’arrêt de travail pour un TMS reconnu

Source : StopTMS, d’après données Assurance Maladie

21 300 €

coût moyen direct d’un cas de TMS reconnu pour l’entreprise

Source : StopTMS, d’après données Assurance Maladie

Ces 21 300 € de coûts directs comprennent notamment la hausse du taux de cotisation AT-MP (accidents du travail et maladies professionnelles) de l’entreprise, qui augmente mécaniquement en cas de sinistralité élevée sur plusieurs années consécutives. Pour une TPE, cette hausse de cotisation peut peser pendant 3 ans après chaque sinistre reconnu.

Les coûts indirects : cinq fois plus élevés que les coûts directs

Les 21 300 € de coûts directs ne représentent qu’une partie de l’impact réel pour l’entreprise. L’Assurance Maladie estime que les coûts indirects liés aux TMS sont cinq fois plus élevés que les coûts directs.

Ces coûts indirects comprennent l’absentéisme et les absences répétées avant l’arrêt long (les signes précurseurs d’un TMS se manifestent souvent sous forme d’absences courtes à répétition avant l’arrêt officiel reconnu), la baisse de productivité du salarié affecté et de son équipe pendant la période de douleur non encore déclarée, la désorganisation des plannings et les coûts de remplacement temporaire, la perte de compétences et de savoir-faire si le salarié ne peut pas reprendre son poste à l’identique, et l’impact sur l’image de l’entreprise auprès des futurs candidats dans des métiers déjà sous tension pour le recrutement.

48 %

des TMS reconnus entraînent des séquelles lourdes avec incapacité permanente partielle

Source : Ameli, 2024

Presque un cas de TMS sur deux ne se conclut pas par un retour au poste initial. L’incapacité permanente partielle signifie que le salarié ne peut plus exercer exactement les mêmes tâches qu’avant : il faut alors adapter le poste, le reclasser, ou faire face à une inaptitude médicale. Pour une petite entreprise dont l’activité repose sur la capacité physique de ses salariés, c’est une contrainte organisationnelle majeure.

À l’échelle nationale : 10 millions de journées de travail perdues

L’ampleur du phénomène à l’échelle macro confirme que les TMS liés à la manutention ne sont pas un risque marginal. Les données publiées par l’Assurance Maladie donnent la mesure du problème collectif.

10,4 millions

de journées de travail perdues chaque année en France à cause des TMS

Source : StopTMS, d’après données Assurance Maladie

23,7 milliards €

coût total estimé des TMS pour l’économie française en 2025

Source : StopTMS, 2025

Le retour sur investissement de la prévention : ce que dit l’EU-OSHA

Ces chiffres pourraient conduire à une conclusion décourageante. C’est l’inverse. Ils permettent de calculer le retour sur investissement d’un équipement de prévention avec une précision que peu d’entreprises exploitent.

L’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) a publié en 2024 une étude sur le retour sur investissement des programmes de prévention des TMS. Le résultat est clair.

2,2 €

économisés en moyenne pour chaque euro investi dans la prévention des TMS, dès la première année

Source : EU-OSHA, 2024

Appliqué à l’achat d’un diable électrique monte-escalier dans une entreprise de livraison ou de déménagement, ce ratio signifie concrètement ceci : chaque euro investi dans cet équipement génère 2,2 euros d’économies, à travers la réduction des arrêts de travail, des cotisations AT-MP, des coûts de remplacement et des pertes de productivité. Et ce dès la première année d’utilisation.

Le calcul est encore plus favorable dès qu’on intègre l’aide Carsat qui peut financer jusqu’à 70 % du montant HT de l’équipement pour les entreprises de moins de 50 salariés. Si le reste à charge de l’entreprise est réduit à 30 % du prix d’achat, et que chaque euro investi en rapporte 2,2, le retour sur investissement net devient très rapide.

Un nouveau dispositif national en 2024 : la subvention prévention des risques ergonomiques

L’Assurance Maladie a lancé en mars 2024 une nouvelle subvention dans le cadre du Fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelle (FIPU) : la subvention prévention des risques ergonomiques. En moins d’un an, ce dispositif a mobilisé plus de 44 millions d’euros et permis l’attribution de 5 666 subventions à des entreprises investissant dans la prévention des TMS.

Ce chiffre illustre que l’Assurance Maladie elle-même considère désormais que le financement des équipements de prévention ergonomique, dont les appareils de manutention motorisée font partie, est une priorité nationale. Les petites entreprises de moins de 50 salariés sont les premières visées par ces dispositifs.

La superposition des aides disponibles (subventions Carsat régionales, subvention FIPU nationale) rend la situation plus favorable que jamais pour les entreprises qui souhaitent investir dans un diable électrique. La combinaison de ces dispositifs et leur application à votre situation précise dépend de votre région et de votre secteur : c’est exactement le travail que nous effectuons avec vous au moment du devis.

Le diable électrique, un équipement de prévention qui s’autofinance

Mis bout à bout, ces chiffres construisent un argumentaire financier solide en faveur du diable électrique monte-escalier que peu d’entreprises ont formalisé de cette façon.

D’un côté, le coût moyen direct d’un cas de TMS reconnu est de 21 300 €, sans compter les coûts indirects qui sont statistiquement cinq fois plus élevés. De l’autre, un diable électrique 159 kg adapté aux livraisons courantes, avec une aide Carsat de 70 %, représente un reste à charge réduit à moins de 30 % du prix d’achat. Un modèle 300 kg pour les charges les plus lourdes, avec la même aide, suit le même calcul.

Un seul arrêt de travail évité sur plusieurs années suffit à compenser le coût total d’acquisition, même sans aide publique. Avec les subventions disponibles en 2024-2025, le calcul est encore plus favorable. C’est pour cette raison que l’EU-OSHA parle d’un retour sur investissement de 2,2 pour 1 dès la première année : non pas parce que la prévention est gratuite, mais parce qu’elle est moins chère que l’inaction.

Vous souhaitez calculer le retour sur investissement d’un diable électrique pour votre entreprise et vérifier votre éligibilité aux aides disponibles en 2025 ? Demandez un devis personnalisé sous 24h : nous établissons avec vous le calcul complet et identifions les subventions applicables à votre situation.